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La casuistique est une méthode utilisée en théologie morale, mais aussi éventuellement en droit et en médecine qui consiste à résoudre les problèmes posés par l’action concrète au moyen de principes généraux et de l’étude des cas similaires. Deux principes fondent la casuistique: Les lois générales, d'abord, sont considérées comme des normes valides de l’action particulière. Ensuite, la similitude de certaines actions humaines permet de transposer les lois de l’agir de l’une à l’autre.

HistoireModifier

La casuistique existait dans les religions antiques, le judaïsme et le christianisme primitif. [1]

La morale néotestamentaire présente aussi des éléments de casuistique, par exemple les écrits de Paul sur les idolothytes, le mariage et la virginité. Mais la casuistique n'est alors qu'au service de la mise en œuvre de la charité. La situation est comparable chez les Pères de l’Église, qui donnent une réponse concrète aux problèmes moraux posés par l’expansion du christianisme dans un monde païen: quelle conduite adopter en face de l’idolâtrie officielle, des jeux du cirque, de la mode, du service militaire dans une armée païenne, de l’esclavage ? La solution de tous ces problèmes ait été proposée le plus souvent en référence aux grands principes théologiques, et tout d’abord à l’imitation du Christ. [1]

Au VIIe siècle, la pénitence auriculaire, c’est-à-dire privée, suscite au l’apparition des pénitentiels, listes très détaillées de péchés graves affectés d’un tarif pénitentiel. En 1215, le IVe concile du Latran donne à la casuistique une nouvelle impulsion en imposant la communion et la confession annuelles. Les summae confessorum, sortes de dictionnaires, ordonnent autour des mots les plus importants tout ce qui peut renseigner les prêtres dans l’exercice de leur ministère. Elles traitent de morale, de liturgie, de pastorale, surtout de droit. Les éléments casuistiques y sont prépondérants. Comme les pénitentiels quelques siècles plus tôt, ces summae casuum se proposent comme des instructions pour mieux confesser. [1]

Au XVIe siècle, en Occident, elle devient la méthode presque exclusive de la théologie morale catholique. À partir du XVIIe siècle, le mot « casuistique » prend un sens péjoratif et devient synonyme de subtilité excessive et même de mauvaise foi. Discréditée par ses excès, la casuistique demeure cependant, grâce à une utilisation plus rigoureuse, une des méthodes de la théologie morale catholique. [1]

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 Louis-Gustave Vereecke, article casuistique dans Encyclopedia Universalis, 2000
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