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Le bienheureux Charles de Foucauld, en religion Frère Charles de Jésus (1858-1916), est un prêtre et religieux, mystique, mort assassiné, qui fut béatifié le 13 novembre 2005. Il est né à Strasbourg le 15 septembre 1858 d'une famille chrétienne et fut assassiné le 1er décembre 1916.

Vie Modifier

Biographie (chronologique) Modifier

Charles Eugène de Foucauld naît le 15 septembre 1858 à Strasbourg (France), (fête de Notre-Dame des VII Douleurs), d’une famille aisée, très chrétienne. Sa mère, une sainte femme, lui donne une profonde formation religieuse. Mais de bonne heure, l’épreuve vient le frapper. À six ans, il perd ses deux parents, et un peu plus tard, ses deux grands-parents paternels.

Le colonel de Morlet, son grand-père maternel, les prend en charge lui et sa sœur Marie. Autre déchirement : la guerre franco-allemande qui arrache son Alsace natale à la France, et, pour rester française, la famille se déplace à Nancy. Néanmoins, Charles y fait une très belle première communion en 1872, ainsi que la confirmation. Il se livre alors à la lecture de façon désordonnée en lisant beaucoup de philosophes païens, grecs et latins. Ainsi perd-il la foi, sans jamais abandonner pourtant le respect et l’estime de la religion catholique. Il n’y a pas que les circonstances sociologiques qui ont joué dans le naufrage de sa foi. II a manqué de soutien au moment crucial de l’adolescence, comme il l’explique lui-même : « On jette les enfants dans le monde sans leur donner les armes indispensables pour combattre les ennemis qu’ils trouvent en eux et hors d’eux, et qui les attendent en foule. Les philosophes chrétiens ont résolu depuis si longtemps, si clairement, tant de questions que chaque jeune homme se pose fiévreusement, sans se douter que la réponse existe, lumineuse et limpide, à deux pas de lui ! » Et il conclut en pensant aux éducateurs : « Je n’ai eu aucun maître mauvais, mais la jeunesse a besoin d’être instruite non par des neutres, mais par des âmes croyantes et saintes, et en outre par des hommes sachant rendre raison de leurs croyances et inspirant aux jeunes gens une ferme confiance dans la vérité de leur foi »

Il étudie au sein d'écoles jésuites à Nancy et à Paris de 1872 à 1875, et prépare l’école militaire de Saint-Cyr en 1876 où il est reçu avant-dernier. Officier, il mène une vie peu édifiante, gaspillant sa fortune en fêtes successives, sans pouvoir jamais y trouver la gaîté qu’il procure aux autres. Il aime les plaisirs de la table aussi et mène une vie de patachon. A Evian, il s’affiche avec une femme de réputation douteuse et se fait renvoyer de l’armée pour immoralité. Mais, apprenant que ses camarades risquent leur vie en Algérie, il reprend du service et les rejoint. Là, il se distingue par sa bravoure et sa résistance physique. Premier degré dans une ascension continue, digne de la devise familiale : “Jamais arrière”. Le danger passé, il commence à s’ennuyer en garnison et démissionne, cette fois-ci pour de bon. Il rejoint le 4e régiment de hussards ; en 1880 son unité a été envoyée à Sétif, en Algérie. Il est licencié du service en mars 1881 pour faute grave et il déménage à Evian (France).

Il rentre dans son foyer ; il n’a que vingt-quatre ans (1882). Par contre, il n’a pas perdu le goût de l’Afrique du Nord où il a eu un premier contact avec le monde arabo-musulman. Il décide de faire un voyage d’exploration dans le Royaume interdit du Maroc.

Au cours de la révolte de Mama Bon dans le sud d'Oran, deux mois plus tard, Charles s'est enrôlé de nouveau, et s'est battu pour les huit mois de la rébellion.

Il devient tellement fasciné par les Arabes qu'il rencontre que, ne pouvant pas obtenir un congé pour les étudier, il démissionne de sa commission.

Pendant la révolte de la maman de fève à Oran du sud deux mois plus tard, Charles, et combattu pour les huit mois de la rébellion. Il est devenu ainsi a fasciné avec les Arabes qu'il s'est réuni que quand il ne pourrait pas obtenir un permis d'absence pour les étudier, il a démissionné sa commission. Il a passé 15 mois d'étude arabe et hébreu, et a puis voyagé en le Maroc.

Longue préparation de plusieurs mois pour apprendre l’arabe et l’hébreu, car il compte se faire passer pour un rabbin juif. C’est alors le célèbre périple où il risque sa vie tous les jours, prenant sans cesse des notes sur un carnet de 5 cm2 caché au creux de sa main avec un crayon de 2 cm. Il tient aussi cachés une boussole et un baromètre. Habile dessinateur, il dresse de nombreux croquis. Dans ce désert, il est contraint par la force des choses à la chasteté et il apprend à apprécier cette vertu. Il est impressionné aussi en voyant les musulmans prier. Il déclare: "L’Islam a produit en moi un profond bouleversement…la vue de cette foi, de ces âmes vivant dans la continuelle présence de Dieu, m’a fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines: 'ad majora nati sumus' (nous sommes nés pour des choses plus hautes)

" En mai 1885 de retour en France, il est reçu avec honneur par la Société de géographie, décoré de la médaille d'or et il s’attire la notoriété en publiant la relation de son voyage. Il est fêté aussi dans sa famille. Physiquement il a changé. La photo de cette époque laisse transparaître un regard de feu et une énergie qui contraste avec la photo du sous-lieutenant au 4 e hussard de Pont-à-Mousson. De septembre 1885 à janvier 1886, retournant à Paris en février au travail sur son Au Maroc de reconnaissance de livre, qui a été édité en 1888.

Mais Charles n’est pas encore heureux. Il cherche la vérité. Dans sa famille, il rencontre des gens intelligents et sympathiques, spécialement “une belle âme” qui restera une âme sœur jusqu’à la fin, sa cousine, madame de Bondy. (Quand le château de cette dernière brûlera en 1933, la seule chose qu’elle sauvera, ce sont les 700 lettres de Charles.) Lui, Foucauld, est encore athée et pourtant ces gens qu’il aime vivent de leur foi et ils en témoignent avec délicatesse. Alors, qui a raison ? Il se met à répéter sans cesse cette prière : « Mon Dieu, si Vous existez, faites que je Vous connaisse ! » Sa cousine lui parle d’un prêtre remarquable, l’abbé Huvelin, vicaire à la paroisse parisienne de Saint Augustin (patron de l’Afrique du Nord, notons-le). Foucauld décide d’aller l’interviewer sur la foi. Vers la fin du mois d’octobre 1886, il entre à l’église, se dirige vers le confessionnal où se trouve le prêtre. Célèbre scène.

- Monsieur l’abbé, je ne viens pas me confesser. Je n’ai pas la foi. Je désire seulement quelques renseignements sur la religion catholique.

- Vous n’avez donc jamais cru ?

- Autrefois...Mais je ne peux plus croire. Je me heurte à toutes ces difficultés des mystères, les dogmes, les miracles

- Vous vous trompez, mon enfant. Ce qui vous manque pour croire, c’est un cœur pur. Mettez-vous à genoux, confessez-vous à Dieu et vous croirez.

- Mais je ne suis pas venu pour cela.

L’abbé insiste. Foucauld s’exécute. Après l’absolution, l’abbé reprend :

- Êtes-vous à jeun ?

- Oui.

- Allez communier !

Choc initial. Conversion totale, qui déterminera toute sa vie. Il écrit : « Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui : ma vocation religieuse date de la même heure que ma foi » Toutefois il y eut un cheminement. Charles écrit en 1901 : « Dans les commencements, la foi eut bien des obstacles à vaincre ; moi qui avait tant douté je ne crus pas tout en un jour. (…) Tantôt, les miracles de l’Évangile me paraissaient incroyables ; tantôt, je voulais entremêler des passages du Coran dans mes prières ». N’empêche que cette conversion constitue un pivot de sa vie. 1886, année de grâces qui enregistre la passion des martyrs de l’Ouganda (martyrs africains, notons-le encore), et trois conversions célèbres : celle de Foucauld, celle de Paul Claudel, la nuit de Noël, derrière un pilier de Notre-Dame de Paris, et celle de la petite Thérèse de Lisieux, au retour de la messe de minuit ; elle triomphe de son excessive sensibilité devant son père médusé, et, à partir de cette première victoire, elle entreprend “une course de géant” qui la conduira en dix ans au sommet de la sainteté. Foucauld mettra un peu plus de temps, trente ans, pour atteindre le même sommet, sur les hauteurs dépouillées du Hoggar. Charles se met donc à l’école de l’abbé Huvelin. Une phrase de l’un de ses sermons le frappe : « Notre Seigneur a tellement pris la dernière place que personne ne peut la lui ravir ». Il entreprend un pèlerinage en Terre sainte sur les pas de Jésus, puis devient moine trappiste dans l’Ardèche, à l’abbaye Notre-Dame des Neiges, sous le nom de frère Albéric. Vie austère, mais cela ne suffit pas à sa soif de pénitence ; alors, il se rend dans une fondation du monastère, à la trappe austère d’Akbès en Syrie, mais là encore la pauvreté lui apparaît insuffisante. (Rome permet d’introduire un peu de gras dans la nourriture pour la santé des moines.

Il a vécu très simplement, dormant sur le plancher, passant des heures chaque jour dans la prière à la maison et dans l'église. Pèlerin aux terres saintes à partir de novembre 1888 à février 1889, et dépensé une grande partie du reste de 1889 dans les retraites spirituelles.

Le 16 janvier 1890 il rejoint les moines trappistes au monastère de Notre-Dames-Des Neiges, prenant le nom de frère Marie-Alberic ; il est ensuite déplacé au monastère trappiste d'Akbès la Syrie en juin et envoyé à étudier à Rome en octobre 1896, mais après trois mois il est devenu évident que son cœur, tête et esprit sont ailleurs, et il est libéré de ses vœux. Il a fait des pèlerinages multiples en Terres Sainte, à pied avant de revenir en France terminer ses études nécessaires pour le sacerdoce.

C’en est trop pour Foucauld !) Il est relevé par l’Abbé général de ses vœux pour suivre sa propre voie. Il vit en ermite quelques années à Nazareth, humble jardinier logé dans une cabane, chez les sœurs clarisses. Il médite inlassablement l’Évangile, souvent la plume à la main avec sa belle écriture fine. C’est là, note le cardinal Ratzinger, qu’il redécouvre la pauvreté, pour lui et pour l’Église à venir, en se penchant sur la figure de “Jésus ouvrier, Fils de Marie”. Cette méditation sur Nazareth et les trente années de vie cachée de Jésus l’occupera jusqu’à sa mort. La Mère supérieure lui conseille la prêtrise ; il s’y refuse d’abord. « Être prêtre, c’est se montrer et je suis fait pour la vie cachée. » Mais elle finit par le convaincre en lui représentant la valeur d’une messe de plus dans le monde. Après des études théologiques à Rome, il fait une retraite préparatoire dans son ancienne abbaye de Notre-Dame des Neiges et il est ordonné prêtre à Viviers le 9 juin 1901 A 43 ans, il voudrait retourner au Maroc, mais c’est en Algérie qu’il peut s’établir, dans l’oasis de Béni Abbès, aux confins du Maroc. Il s'est déplacé à la région d'Oran près du Maroc vers la fin de 1901 pour établir une base et pour fonder un ordre pour évangéliser le Maroc.

Désormais, il s’appelle frère Charles de Jésus. Ne vivant de rien ou presque, il puise par contre une abondante nourriture aux deux tables de l’Eucharistie et de l’Écriture. Un désir le consume : « Je voudrais crier l’Évangile par toute ma vie ». Seul, il aurait besoin d’aide pour l’apostolat. Il a des velléités de fonder une fraternité, avec quelques disciples qui accepteraient ses exigences : obéir absolument et être prêts à mourir assassinés (sic). Il soumet plusieurs projets de règlements, tous plus austères les uns que les autres, à son cher directeur de conscience l’abbé Huvelin ; mais celui-ci, effrayé, lui répond : Votre Règle est impraticable ; surtout, ne fondez pas. En fait, c’est par devoir et souci missionnaire qu’il cherche à fonder, car il se trouve très bien dans sa vie de solitaire, …une solitude d’ailleurs bien remplie, par la prière, notamment de longues heures d’adoration devant le Saint Sacrement, et par la charité : accueil d’innombrables personnes qui viennent frapper à sa porte en quête d’un peu de nourriture, d’un conseil, d’un gîte, d’un mot pour rire, d’une simple parole amicale. « Ne nous bornons pas aux grands services –dit-il– ayons cette tendre délicatesse qui entre dans les détails et sait par des riens mettre tant de baume dans les cœurs. » Il voudrait bien convertir les musulmans, mais il se rend compte que c’est impossible dans l’état actuel des choses Il faudrait d’abord une politique de rapprochement, d’ “apprivoisement”, comme il dit, que ces “infidèles” (sic) puissent apprécier le témoignage de vie des chrétiens. Or il constate que c’est tout le contraire qui se produit en Algérie. Un million d’Européens et même le clergé local, vivent dans l’ignorance totale de trois millions d’indigènes.

En 1902 où il a commencé un programme d'acheter asservit afin de les libérer. Les Pères blancs eux-mêmes délaissent le Maghreb difficile à convertir et se tournent vers l’Afrique noire. Quant au gouvernement français anti-clérical, il multiplie les mosquées pour contrer l’Église, …croyant ainsi s’attirer l’amitié des musulmans, attitude auto-suicidaire. Chacun ne cherche que son intérêt, qu’à s’enrichir sur le dos des Arabes. (A un homme affronté à la rudesse du désert, on pardonnera ces affirmations un peu abruptes.)

En 1904 il a commencé à évangéliser Tauregs nomade dans la région du Sahara du sud et central. En 1905, il pousse plus avant dans le désert, non pas par désir de voyager, car il préférerait de loin rester sur place, mais dans le but de porter le Christ présent dans l’eucharistie aux populations les plus éloignées et par là-même les plus démunies, car il croit au rayonnement silencieux de la Présence réelle. Il aboutit à Tamanrasset, petit village nomade de ‘vingt feux’, regroupement provisoire composé non d’habitations en dur mais de tentes. Frère Charles rêve de les stabiliser pour qu’ils puissent cultiver un peu le sol. En voyant les enfants désœuvrés, il écrit à un ami: « Je suis navré quand je vois les enfants du bourg vaquer à l’aventure, sans occupation, sans instruction, sans éducation religieuse…Quelques bonnes sœurs de Charité donneraient en peu de temps, avec l’aide de Dieu, tout ce pays à Jésus ». (Optimisme.)

Son zèle ardent, ses pénitences, finissent par mettre en danger sa santé. On s’inquiète, et à la Noël 1907 son grand ami, le colonel Laperrine, (le pacificateur du Sahara) lui fait parvenir des vivres avec ce mot : « La pénitence n’a jamais été l’école du suicide ». Spirituellement, il souffre aussi et même davantage ; depuis quelques mois, il ne peut plus célébrer la messe, n’ayant pas l’assistant exigé par les normes canoniques.

A traduit les évangiles en langue du Tauregs, en novembre 1908 il a traduit la poésie de Tauareg au Français, et il a passé des années compilant un lexique de Taureg. Enfin, en 1908, il reçoit l’indult de Rome qui lui permet de célébrer seul. Il reprend vie.

En mars 1909 il a réussi à fonder l'union des frères et des sœurs du coeur sacré pour évangéliser les colonies françaises en Afrique. Tué une fois attrapé dans le combat entre les forces françaises et les insurrections arabes. Il s’était construit un petit ermitage, “La Frégate”, qui existe encore (actuellement noyé dans les maisons, car le hameau de fortune est devenu… une ville de 100 000 habitants). Maintenant il construit une maison fortifiée imposante, un ‘Bordj’, pour abriter la population en cas de razzia. Il y stocke quelques dizaines de fusils pour l’armée française. Plus tard, il bâtit un petit ermitage à 60 kilomètres de Tamanrasset, sur le plateau de l’Assekrem, à 2800 m. d’altitude. Il y séjourne cinq mois en 1911, pour être plus proche des tribus nomades qui errent dans le désert avec leurs troupeaux décimés par la soif à la suite d’une grande sécheresse. Lui-même souffre énormément en apprenant la mort de l’abbé Huvelin et celle de son évêque Mgr Guérin, Préfet apostolique du Sahara. Il se sent horriblement seul. Mais, il éprouve la charité des touaregs lorsque ceux-ci le ramènent à la vie après une piqûre de vipère à cornes, ou le nourrissent lorsqu’il est en état de dénutrition. Avec un ami philologue, Motylinski, il s’était attaqué à la tâche immense de composer un dictionnaire touareg-français, premier ouvrage du genre, encore utilisé de nos jours. Lui-même recueille une foule de poèmes et proverbes touaregs et il traduit aussi l’Évangile. Son ami et précieux directeur d’œuvre étant morts à la tâche, Foucauld continue seul le dictionnaire, parfois tenté de se décourager devant un travail pour lequel il n’est pas spécialiste et qui se révèle chaque jour plus vaste. Il y arrive quand même ! 1913. Enfin une fondation : « L’Union des frères et sœurs du Sacré-Cœur de Jésus » groupe de prière informel composé de quelques rares membres dispersés, notamment Louis Massignon. Ce Sacré-Cœur, surmonté d’une croix, figure aussi sur sa tunique. Il le reproduit sur tous ses documents et lettres avec les initiales J C : Jésus Caritas. Jésus, amour. Ces deux mots peuvent résumer toute notre foi, note Benoît XVI. “Petit frère universel” voilà son ambition et ce qui le définit le mieux au-delà des excès de vocabulaire et d’un état d’esprit marqué par son époque. Cela nous heurte parfois et a pu retarder sa béatification (sans parler de la guerre d’Algérie); mais voilà comment il donne lui-même le fond de sa pensée: « Il n’y a pas, je crois de parole de l’Évangile qui ait fait sur moi une plus profonde impression et transformé davantage ma vie que celle-ci : “Tout ce que vous faites à un de ces petits, c’est à moi que vous le faites” ». Cette charité l’a conduit vers les autres et les autres, les Touareg notamment, la lui ont rendue, au-delà des différences religieuses (qui faisaient que, à l’époque, on s’excluait du Ciel mutuellement).

Il l’a bien compris, le chef touareg Moussa ag Amastane qui annonce la mort du Père de Foucauld à sa sœur et lui écrit, en pleurant: « Charles le Marabout n’est pas mort pour vous seule, il est mort aussi pour nous ». En effet, alors qu’éclate la guerre 14-18, Foucauld est resté sur place malgré le danger, tandis que la plupart des troupes sont parties au front. Sa seule présence pacificatrice vaut 100 000 soldats. L’ennemi le sait. Trahi par l’un des villageois qu’il a soigné anciennement, Charles Foucauld meurt assassiné le 1er décembre 1916 à l’âge de 58 ans. Son corps repose désormais à El goléa.

Chronologie de sa cause Modifier

Le bienheureux Charles de Foucauld est fêté le 1er décembre.

La cause de Charles de Foucault a été soutenue par les "Petits frères et petites soeurs de l’Incarnation, Charles de Foucauld.Org et Caritas Petits Frères de Jésus Caritas.".

Il a été reconnu vénérable le 24 avril 2001 par le pape Jean Paul II.

Il est crédité d'un miracle, la guérison d'une italienne atteinte d'un cancer, en faveur de qui il aurait intercédé auprès de Dieu. Lors de la cérémonie de béatification, où furent présents Pascal Clément et Madame Marie-Laure Le Guay, le pape a déclaré que la vie de Charles de Foucauld était « une invitation à aspirer à la fraternité universelle ».

Par décision du pape Benoît XVI, il fut béatifié le 13 novembre 2005. La cérémonie a été présidée à la basilique Saint-Pierre de Rome par le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour les causes des Saints.

Son procès de canonisation est en cours à Rome.

Références Modifier

  • Procès : 582
  • Réf. dans l’Osservatore Romano: 2005 n.46 p.1-7
  • Réf. dans la Documentation Catholique: 2005 n.22 p.1160-1171

Si vous avez l'information concernant la canonisation de Charles de Foucauld, entrez en contact : Delle Piccole Sorelle di Gesù de Fraternitá Par l'intermédiaire de Laurentina, 473, 00142 Roma, ITALIE

Liens internesModifier

Sources en lignes Modifier

  • de L'Osservatore Romano
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