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== Les Stations du Chemin de la Croix ==
 
== Les Stations du Chemin de la Croix ==
   
L’origine du Chemin de la Croix se confond donc avec le parcours, évangile en main, du chemin supposé être celui du Christ durant sa Passion, on peut donc retrouver les diverses stations du parcours liturgique sur les lieux même, à Jérusalem. En fait il n’en est pas tout à fait ainsi, parce que aux lieux mentionnés par les récits évangéliques, d’autres lieux « traditionnels » se sont imposés, soit pour faire droit à des traditions locales, soit pour équilibrer le parcours à partir de la méditation. Ainsi, dans le Chemin de la Croix tel que nous le connaissons, 7 stations concernent des épisodes à l’intérieur de Jérusalem, 7 se situent hors de la ville. Ainsi, sur les quatorze stations actuelles, cinq ne correspondent à aucun texte évangélique : ce sont les trois chutes de Jésus, sa rencontre sur la voie douloureuse avec Marie, le geste charitable de Véronique. La mention des chutes de Jésus a voulu souligner, pour la piété, l’extrême souffrance et la faiblesse physique de Jésus, ainsi que sa détermination à aller jusqu’au bout de son supplice. C’est un encouragement et une exhortation pour tous les chrétiens qui souffrent, à dépasser leurs souffrances, comme le fit le Seigneur, et à se relever pour accomplir leur mission. C’est aussi un encouragement pour les pécheurs qui retombent dans leur faute et qui comptent sur la grâce du Christ pour se relever. La rencontre avec Marie, se fonde sur le fait que selon l’évangile de Jean, Marie se tenait au pied de la croix au moment de la mort de Jésus (Jn 19, 25). On a voulu l’associer à l’itinéraire souffrant de son fils. A l’époque des croisades, les chrétiens avaient édifié un petit sanctuaire, sur la voie douloureuse, dédié à 'Notre-Dame du spasme', ou de la pamoison. L’épisode de la rencontre avec Véronique est une construction plus complexe. Certaines sources de la fin du 7è s. appellent 'Bérénice' la femme qui fut guérie d’une hémorragie (en Luc 8, 43), on imagine que par reconnaissance, elle se trouvait sur la voie douloureuse pour assister Jésus ; on change son nom en « Véronique », combinaison d’un mot latin et d’un mot grec : ''vera icônos'' : “la vraie image”, car une tradition populaire vénère un voile portant l’empreinte du visage du Christ, ainsi qu’en fait mention un manuscrit du 8é s. conservé à Rome. Le fait semble si bien établi que le Pape Innocent III, vers 1210 compose une oraison pour célébrer ce miracle : « Dieu qui par un miracle insigne a voulu nous laisser l’image de ton visage sur le voile de Véronique, pour que nous gardions la mémoire de l’assistance de Véronique, accorde nous par ta passion et par ta croix de pouvoir vénérer et adorer ici-bas ta face, en image, en attendant de pouvoir t’adorer face-à-face avec assurance, quand tu viendras comme juge… ».
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L’origine du Chemin de la Croix se confond donc avec le parcours, évangile en main, du chemin supposé être celui du Christ durant sa Passion, on peut donc retrouver les diverses stations du parcours liturgique sur les lieux même, à Jérusalem. En fait il n’en est pas tout à fait ainsi, parce que aux lieux mentionnés par les récits évangéliques, d’autres lieux « traditionnels » se sont imposés, soit pour faire droit à des traditions locales, soit pour équilibrer le parcours à partir de la méditation. Ainsi, dans le Chemin de la Croix tel que nous le connaissons, 7 stations concernent des épisodes à l’intérieur de Jérusalem, 7 se situent hors de la ville. Ainsi, sur les quatorze stations actuelles, cinq ne correspondent à aucun texte évangélique : ce sont les trois chutes de Jésus, sa rencontre sur la voie douloureuse avec Marie, le geste charitable de Véronique. La mention des chutes de Jésus a voulu souligner, pour la piété, l’extrême souffrance et la faiblesse physique de Jésus, ainsi que sa détermination à aller jusqu’au bout de son supplice. C’est un encouragement et une exhortation pour tous les chrétiens qui souffrent, à dépasser leurs souffrances, comme le fit le Seigneur, et à se relever pour accomplir leur mission. C’est aussi un encouragement pour les pécheurs qui retombent dans leur faute et qui comptent sur la grâce du Christ pour se relever. La rencontre avec Marie, se fonde sur le fait que selon l’évangile de Jean, Marie se tenait au pied de la croix au moment de la mort de Jésus (Jn 19, 25). On a voulu l’associer à l’itinéraire souffrant de son fils. A l’époque des croisades, les chrétiens avaient édifié un petit sanctuaire, sur la voie douloureuse, dédié à 'Notre-Dame du spasme', ou de la pamoison. L’épisode de la rencontre avec Véronique est une construction plus complexe. Certaines sources de la fin du 7è s. appellent 'Bérénice' la femme qui fut guérie d’une hémorragie (en Luc 8, 43), on imagine que par reconnaissance, elle se trouvait sur la voie douloureuse pour assister Jésus ; on change son nom en « Véronique », combinaison d’un mot latin et d’un mot grec : ''vera icônos'' : “la vraie image”, car une tradition populaire vénère un voile portant l’empreinte du visage du Christ, ainsi qu’en fait mention un manuscrit du 8é s. conservé à Rome. Le fait semble si bien établi que le Pape Innocent III, vers 1210 compose une oraison pour célébrer ce miracle : « Dieu qui par un miracle insigne a voulu nous laisser l’image de ton visage sur le voile de Véronique, pour que nous gardions la mémoire de l’assistance de Véronique, accorde nous par ta passion et par ta croix de pouvoir vénérer et adorer ici-bas ta face, en image, en attendant de pouvoir t’adorer face-à-face avec assurance, quand tu viendras comme juge… ».
   
 
En 1991 lors qu'il a fait le chemin de croix sur le mont [[cirque Maxime|Palatin]], [[Jean-Paul II]] a supprimé les stations sans référence biblique (les 3 chutes de Jésus, sa rencontre avec sa mère et celle avec Véronique) et il les a remplacé par d'autres stations inspirées de l'Évangile : Jésus au jardin des oliviers, le reniement de Pierre et la promesse du paradis au bon larron.
 
En 1991 lors qu'il a fait le chemin de croix sur le mont [[cirque Maxime|Palatin]], [[Jean-Paul II]] a supprimé les stations sans référence biblique (les 3 chutes de Jésus, sa rencontre avec sa mère et celle avec Véronique) et il les a remplacé par d'autres stations inspirées de l'Évangile : Jésus au jardin des oliviers, le reniement de Pierre et la promesse du paradis au bon larron.
Les autres stations correspondent aux épisodes de la Passion selon les quatre évangiles : la condamnation à mort par Pilate, Jésus sort en portant lui-même sa croix, la réquisition de Simon de Cyrène, la déploration des femmes de Jérusalem, le dépouillement des vêtements, le crucifiement, la [[none|mort de Jésus]] entre les larrons, la dépose de la Croix et l’ensevelissement dans le sépulcre.
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Les autres stations correspondent aux épisodes de la Passion selon les quatre évangiles : la condamnation à mort par Pilate, Jésus sort en portant lui-même sa croix, la réquisition de Simon de Cyrène, la déploration des femmes de Jérusalem, le dépouillement des vêtements, le crucifiement, la mort de Jésus entre les larrons, la dépose de Croix et l’ensevelissement dans le sépulcre.
   
 
Le succès de cette pratique de dévotion est à comprendre comme pour celui de la récitation du Rosaire, né à la même époque. Les fidèles ont besoin de méthode simple pour prier sur les mystères du Christ en fixant leur imagination et en agissant matériellement : dans le rosaire, par la récitation verbale des ave maria et l’égrénation du chapelet, dans le Chemin de la Croix, par la vue des représentations picturales et le parcours d’une station à l’autre. Ce sont des célébrations pour les laïcs : il n’y a pas besoin de prêtres auxquels est réservée la célébration liturgique. Ce sont aussi des catéchèses pour les âmes simples : on mémorise mieux la séquence des événements du Salut, tout en priant, seul ou en communauté.
 
Le succès de cette pratique de dévotion est à comprendre comme pour celui de la récitation du Rosaire, né à la même époque. Les fidèles ont besoin de méthode simple pour prier sur les mystères du Christ en fixant leur imagination et en agissant matériellement : dans le rosaire, par la récitation verbale des ave maria et l’égrénation du chapelet, dans le Chemin de la Croix, par la vue des représentations picturales et le parcours d’une station à l’autre. Ce sont des célébrations pour les laïcs : il n’y a pas besoin de prêtres auxquels est réservée la célébration liturgique. Ce sont aussi des catéchèses pour les âmes simples : on mémorise mieux la séquence des événements du Salut, tout en priant, seul ou en communauté.

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