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(ne pas confondre avec le reversiste Gilbert Augé)

Guy Augé (1938-1994) fut un universitaire et un militant légitimiste.

Docteur en droit, titulaire d’un DES de science politique et licencié ès lettres, Guy Augé a été l’un des principaux collaborateurs de Michel Villey (1914-1988). Il a été assistant à l’Université de Paris XII puis maître de conférences à l’Université de Paris II.

Très tôt, Guy Augé s’est intéressé aux questions d’histoire politique, en particulier celle de la légitimité du pouvoir et de la dévolution du trône de France. Il a été le principal animateur de la revue La Légitimité qui parut de 1974 à 1984 (31 numéros).

Cette publication a été lancée par un groupe d’anciens rédacteurs du journal Tradition française qui était le bulletin du CDAR (Centre doctrinal d'action royaliste) publié de 1963 à 1966. Entre la fin de la publication de Tradition Française (1966) et la parution de La Légitimité (1974), Guy Augé publia, de façon intermittente, une lettre « tapuscrite » axée elle aussi sur la légitimité.

Après une interruption de dix ans, La Légitimité est reparue à partir de 1994 (avec le n°32) sous la forme de bulletins et de cahiers.

  • La légitimité monarchique en France au XIXe siècle : du Comte de Provence au Comte de Chambord, mémoire pour le DES d'histoire du droit, Paris, 1964, 3 vol., 359 p., dactyl.
  • « Les Blancs d'Espagne, contribution à l'étude d'une composante du royalisme français contemporain » (1967), in La Légitimité, 1995, 33 (« Cahier de l'Association des Amis de Guy Augé », 1).
  • « Le contrat et l'évolution du consensualisme chez Grotius », in Archives de Philosophie du Droit, 1968, 13, p. 99-114.
  • « Aspects de la philosophie du droit de Sir William Blackstone », in Archives de Philosophie du Droit, 1970, 15, p. 71-98.
  • CR de L'idée de légitimité politique (Annales de philosophie politique, 1967), in Archives de Philosophie du Droit, 1970, 15, p. 415-427.
  • « El Derecho Natural En La Francia Del Siglo XX », communication traduite en espagnol par Francisco Puy, in El Derecho Natural hispanico, Actas de las Primares Jornades hispanicas de Deracho Natural (Madrid, Colegio Mayor San Francisco Javier, 10-15 sept. 1972), Madrid, Escelicer, 1973 (« Biblioteca hispanica de filosofia del derecho », 11), p. 231-262. Une traduction en français de cette étude (l’original n’ayant pas été retrouvé) a été publiée : « Le droit naturel dans la France du XXe siècle », in La fin de l'Occident ?, Actes du colloque universitaire du 26 février 2000, La Légitimité, 2000, 41, Paris, 2001 (« Cahier de l'Association des amis de Guy Augé », 5), p. 89-111.
  • « Succession de France et règle de nationalité, Le droit royal historique français contre l'orléanisme », in La Légitimité, n° sp. [1], Paris, DUC, 1979.
  • « Controverse sur la succession de France I. – Lecture critique d’un article de Guy Coutant de Saisseval », in La Légitimité, avril-juin 1980, XXII,. p. 8-15.
  • « Controverse sur la succession de France (suite) [II] », in La Légitimité, juil.-sept. 1980, XXIII, p. 7-14.
  • « Controverse sur la succession de France (suite) [III] », in La Légitimité, oct.-déc. 1980, XXIV, p. 5-16.
  • « Donoso Cortès, Doctrinaire espagnol de la contre-révolution et théologien de l'histoire », in Vu de Haut, 1984, 3, p. 13-33.
  • « Sir Robert Filmer (1588-1653), Ambiguïtés d'un royaliste anglais du XVIIe siècle », in Vu de Haut, 1986, 5, p. 85-134.
  • « Le roi dans la Constitution de 1791 », in Louis XVI et la Constitution de 1791, colloque du 8 octobre 1991, intr. de P. Chaunu, concl. de J. Foyer, Cahiers de l'Institut de la Maison de Bourbon, 1991, 2, p. 29-35.
  • « Qu’est-ce que la monarchie ?, La monarchie dans la tradition politique occidentale », in SH, n° spécial : Qu’est-ce que la Monarchie ?, Quatre études sur la monarchie, printemps-été 1992, nouvelle série, n°26, p. 49-67 ; reprod. in Qu'est-ce que la monarchie ?, Quatre études sur la monarchie, en coll. avec J.-P. Brancourt, R. Pillorget, Cl. Rousseau, intro. de Ph. Montillet, Paris, DUC, 1992, p. 49-67 ; reprod. in L'Europe ?, Actes du colloque universitaire du 4 mai 2002, in La Légitimité, 2002, 45, Paris, 2003 (« Cahier de l'Association des amis de Guy Augé », 7), p. 85-113.
  • « Le droit contre les droits de l'homme », in L'envers des droits de l'homme, Actes de la IIe Université d'été de Renaissance catholique, Mérigny (Indre), août 1993, Issy-les-Moulineaux, in Renaissance catholique, 1993, p. 291-320 (débat, p. 321-324).
  • « L’entremêlement des successions carliste d’Espagne et légitimiste de France (1883-1936) », in Francisco Elías de Tejada Y Spínola : figura y pensamiento, Madrid, Universidad Complutense, 1995 (« Maestros Complutenses de Derecho », 3), p. 135-142, nouvelle éd. complétée (appareil critique) par G. Bernard, in Légitimité ?, Actes du colloque universitaire du 2 avril 2005, in La Légitimité, 2005, 51, Sées, 2006 (« Cahier de l'Association des Amis de Guy Augé », 10), p. 133-148.
  • « Trois idées du nationalisme au XIXe siècle » (colloque de l’Institut universitaire saint Pie X, 6 février 1993), in La Nation, Actes du colloque universitaire du 30 mars 1996, in La Légitimité, 1996, 35, Paris, 1997 (« Cahier de l'Association des amis de Guy Augé », 2), p. 35-56.
  • « Qu’est-ce que la République ? » (texte rédigé dans les années 1970), in Le miroir des Princes, Actes du colloque universitaire du 19 mai 2001, in La Légitimité, 2001, 43, Paris, 2002 (« Cahier de l'Association des amis de Guy Augé », 6), p. 11-40.
  • « Droit et justice (dans les écoles du droit naturel classique et moderne) », 16 p. manuscrites de la main de Guy Augé, transcription et notes par G. Bernard, in L’aristocratie, Acte du colloque universitaire du 15 mai 2004, in La Légitimité, 2004, 49, Sées, 2005 (« Cahier de l'Association des Amis de Guy Augé », 9), p. 107-131.
  • « L’Actualité du légitimisme [en 1984] », texte établi par Cl. Jalifier, Fr. Bouscau, appareil critique établi par G. Bernard, in Légitimité ?, Actes du colloque universitaire du 2 avril 2005, in La Légitimité, 2005, 51, Sées, 2006 (« Cahier de l'Association des Amis de Guy Augé », 10), p. 149-160.

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Paul Watrin (1876-1950), théoricien du légitimisme français.

Son père Charles, bonapartiste de conviction, était un ancien officier aux Cent-Gardes de Napoléon III, corps d'élite et de parade, et dévoué à l'Empereur. Le jeune Paul milita quelques années à l' Union de la jeunesse plébiscitaire. Il y fut tout particulièrement, à l'extrême fin du XIX° siècle, le président d'honneur du Comité des étudiants impérialistes plébiscitaires et le directeur de son journal Le Boute-Selle. Après quoi il glissa du bonapartisme à la légitimité.

Paul Watrin épousa Gallery de la Tremblaye, dont il eut un fils unique, Jacques, auquel sa thèse de doctorat en droit La Tradition monarchique (1916) est dédiée.

Avocat à la Cour, Paul Watrin fut radié sur la pression de ses adversaires politiques. Il vécut de ses rentes et d'un travail de conseil juridique. Il en profita pour obtenir de nombreux diplômes universitaires. Il soutint, en 1917, une seconde thèse ès sciences juridiques sur Les actions en responsabilité civile nées des actes contraires aux bonnes mœurs, passa des licences en droit canonique, en lettres, en philosophie, en histoire et géographie.

Il dirigea de 1916 à 1946 la Société archéologique de France fondée en 1816, dont la revue La Science historique, qu'il fonda en 1921 et dirigea, était l'organe.

Il défendit aussi la cause légitimiste dans La Loyauté, "revue des événements contemporains", animée par un juif converti, ancien maurrassien, Georges Marc Zadoc.

La Tradition monarchique de Watrin a joué un rôle éminent dans l'histoire du légitimisme contemporain. Elle a été l'instrument majeur du combat juridique contre l'orléanisme.

Ce que démontre la thèse de Watrin, c'est que le droit royal historique français, correctement interprété, ne désigne pas les Orléans comme premiers dépositaires : dans l'ordre de primogéniture, les princes d'Orléans viennent derrière tous les princes de la branche aînée ; ils ne sont pas les premiers successibles au trône de France.

L'ouvrage de Watrin revêt l'allure d'une synthèse. Il eut le mérite de fixer la doctrine légitimiste en la fondant sur l'histoire du vieux droit public français. Personne auparavant n'y avait réussi avec autant de netteté.
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