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n° 1472 du Catéchisme de l'Église catholique :

« (...) il faut voir que le péché a une double conséquence.
  • Le péché grave nous prive de la communion avec Dieu, et par là il nous rend incapables de la vie éternelle, dont la privation s'appelle la peine éternelle du péché.
  • D'autre part, tout péché, même véniel, entraîne un attachement malsain aux créatures, qui a besoin de purification, soit ici-bas, soit après la mort, dans l'état qu'on appelle Purgatoire. Cette purification libère de ce qu'on appelle la peine temporelle du péché.
Ces deux peines ne doivent pas être conçues comme une espèce de vengeance, infligée par Dieu de l'extérieur, mais bien comme découlant de la nature même du péché. Une conversion qui procède d'une fervente charité, peut arriver à la totale purification du pécheur, de sorte qu'aucune peine ne subsisterait (cf. Concile de Trente : DS 1712-1713 ; 1820). »

L'indulgence ou les indulgences correspond(ent) à la rémission devant Dieu de la peine temporelle encore due pour les péchés dont la faute a déjà été pardonnée.

Il s'agit de la constatation par l'Église de l'existence d'une démarche de conversion.

Les Indulgences selon le catéchisme de l'Église catholiqueModifier

L'indulgence peut être plénière ou partielle. Le fidèle peut l'acquérir (pour lui ou pour autrui, spécialement un défunt) à certaines conditions définies par l'Église (prière, pèlerinage - généralement avec réception des sacrements de la pénitence et de l'Eucharistie). L'Église en dispose en tant que dispensatrice de la rédemption : elle distribue le trésor inépuisable des mérites acquis par le Christ et (et à sa suite, en dépendance de Lui, par les saints).[1]

Pour les défunts assurés du salut, cette peine temporelle correspond à un « temps » de purification nécessaire avant d'atteindre à la vision béatifique : le purgatoire. Mutatis mutandis, on peut faire l'analogie suivante : le pardon des péchés (lors du baptême puis lors de la confession) ouvre la porte du Paradis, donne un « visa » ; la peine temporelle correspond au voyage, au chemin à parcourir jusqu'à cette porte.[1]

Hors CEC (à sourcer) Modifier

C'est pour abréger (indulgence partielle) ou supprimer (indulgence plénière) cette peine temporelle que l'on prie pour les morts (pratique courante dans le catholicisme et l'orthodoxie, attestée par le 2e Livre des Maccabées 12, 42-45 ; pratique inexistante dans le protestantisme, qui ne reconnaît pas 2 M dans le canon biblique).

Les Indulgences dans l'HistoireModifier

Le "scandale des indulgences" (offertes contre un sacrifice financier supposé correspondre aux frais du pèlerinage de Rome) a été l'une des causes de la réforme protestante.

notes et référencesModifier

  1. 1,0 et 1,1 Les Indulgences, article X du chapitre Le sacrement de Pénitence et de réconciliation, Catéchisme de l'Église catholique, Mame/PLON, 1992, p.316-318
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