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PATRICK THOMAS, L'ART DU MESSAGE

Patrick Thomas a commencé sa carrière à l'université Paris X Nanterre. Il s'intéresse très rapidement à l'EAO et sent immédiatement tout le potentiel que recèlent les nouveaux media. De là à monter une licence de technologie, il n'y a qu'un pas, franchi en 1983. Ainsi naît la formation de concepteur médiatique, homme orchestre qui manipule avec maestria vidéo, informatique, graphique et télématique. Du graphiste proprement dit au décideur en passant par les informaticiens, chacun devra partager avec ses alter ego une même vision, une même méthodologie. Tout ceci a un but: proposer un service cohérent à l'utilisateur final. Une fois défini le ou les médias susceptibles d'apporter leur concours (vidéo, minitel, micro- ordinateurs, etc.), il faut encore jouer les chercheurs d'or et extraire de leur gangue originelle les images et les textes qui attireront l'œil, car l'écran ne doit pas être un fatras de gribouillis. Le micro permet justement d'allier texte et images avec une grande souplesse. Mais un écran, il faut que cela bouge; sans cela une simple photo serait amplement suffisante. Patrick Thomas a choisi d'être un artiste du vivant travaillant sur une nature morte, mais une nature morte que l'on peut modéliser à souhait: l'écran du micro-ordinateur. Sa formation, tout le monde se l'arrache. La formation est assurée en grande partie à l'aide de micro ordinateurs Thomson, et des logiciels Caractor Il, Colorpaint, Praxitèle et bientôt Studio. Pourquoi un tel choix ? Tout d'abord l'approche pédagogique de ces véritables boîtes à outils permet de s'en servir très vite, Ensuite, ces machines ne sont pas chères, et comme tout le monde n'a pas un million de francs à investir dans un Artron... De plus, professeur dans l'âme, Patrick Thomas ne pouvait que se réjouir des possibilités offertes de travailler en nanoréseau. Enfin, ces petites machines ont pour elles d'avoir été mises au point par des enthousiastes qui ont osé les doter de fonctions que l'on ne trouve pas forcément sur les gros systèmes: la fonction LOUPE par exemple n'existait pas jusqu'à très récemment sur les machines graphiques. Par ailleurs comment faire son choix sur une palette comportant des millions de couleurs alors que l'on débute? La définition graphique n'est pas tout. Avoir une image d'un millier de pixels par un millier de pixels c'est peut-être très beau, mais quand il faut la diffuser sur un téléviseur, ou encore pire sur un minitel qui ne travaille qu'en pavés alphamosaïques !!! C'est pourquoi le concepteur médiatique aborde son métier avec beaucoup d'humilité et privilégie les définitions moyennes, plus faciles à manipuler. Ne pas oublier l'interactivité, clef de voûte de l'édifice médiatique. Or, changer une image-écran composée avec Praxitèle prend infiniment moins de temps que de modifier une image à très haute résolution, et ne nécessite pas un énorme calculateur au bout. Cela n'empêche pas Patrick Thomas de rêver et d'imaginer ce que sera son métier dès que se généraliseront les CD-ROM.

Lien externe Modifier

Par le même auteur, datation hâtive de l'expression self média sur le site de Libération : http://www.liberation.fr/ecrans/0101279432-tribune-l-internet-est-il-oui-ou-au-non-un-media-le-debat-se-poursuit-en-reponse-a-l-interview-de-dominique-wolton-a-l-ere-des-self-medias

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