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Le péché originel est un péché qui fut commis par Adam et Ève, entraînant la Chute. Il est mystérieusement transmis à tous leurs descendants qui, sans le commettre à nouveau, le "contractent" et naissent avec. C'est l'état de privation de la sainteté et de la justice originelles. Le péché originel affecte et blesse la nature humaine, sans la corrompre totalement.

Seule la Vierge Marie, nouvelle Ève, "pleine de grâce", n'a pas été soumise au péché originel, en vertu de son Immaculée Conception.

Le Christ, Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, a par sa Passion et sa Résurrection libéré l'homme du péché originel : c'est la Rédemption.

Institué par le Christ, le sacrement du baptême, nécessaire au salut, efface ce péché (ainsi que tous les autres péchés commis antérieurement).

Catéchisme de l'Église catholique (1998) Modifier

n° 405 : Quoique propre à chacun (cf. Cc. Trente: DS 1513), le péché originel n'a, en aucun descendant d'Adam, un caractère de faute personnelle. C'est la privation de la sainteté et de la justice originelles, mais la nature humaine n'est pas totalement corrompue : elle est blessée dans ses propres forces naturelles, soumise à l'ignorance, à la souffrance et à l'empire de la mort, et inclinée au péché (cette inclination au mal est appelée « concupiscence »). Le Baptême, en donnant la vie de la grâce du Christ, efface le péché originel et retourne l'homme vers Dieu, mais les conséquences pour la nature, affaiblie et inclinée au mal, persistent dans l'homme et l'appellent au combat spirituel.
n° 389 : La doctrine du péché originel est pour ainsi dire « le revers » de la Bonne Nouvelle que Jésus est le Sauveur de tous les hommes, que tous ont besoin du salut et que le salut est offert à tous grâce au Christ. L'Église qui a le sens du Christ (cf. 1Co 2,16) sait bien qu'on ne peut pas toucher à la révélation du péché originel sans porter atteinte au Mystère du Christ.

Saint Paul et le péché originel Modifier

Le Christ est le Sauveur des hommes - « mais qui les sauve de quoi ? » C'est à saint Paul que l'on doit l'affirmation que tous les hommes sont impliqués dans le péché d’Adam : « Par la désobéissance d’un seul la multitude a été constituée pécheresse » (Rm 5,19). Il ne s'agit pas seulement d'une ressemblance avec Adam, mais d'une forme mystérieuse de « solidarité » au sein du genre humain.

Cette « solidarité » et l'universalité du péché sont directement, immédiatement mises en relation avec l’universalité du salut dans le Christ, nouvel Adam : « Comme la faute d’un seul a entraîné sur tous les hommes une condamnation, de même l’œuvre de justice d’un seul procure à tous une justification qui donne vie »(Rm 5,18)

Controverse Modifier

Le concept de péché originel développé, en lisant et expliquant l'Épître aux Romains, par saint Augustin d'Hippone dans sa lutte contre l'hérésie reste un sujet de controverse en théologie. Il est aussi souvent difficile à appréhender face à l'une de ses conséquences possibles, à savoir la "culpabilité" et le risque d'absence de salut pour les enfants morts-nés non baptisés.

Il s'agit cependant d'un dogme faisant partie du dépôt de la foi, auquel est lié le dogme de l'Immaculée Conception de Marie. Pascal fait même du péché originel une clef indispensable pour comprendre la nature humaine.

Si nous sommes tous marqués par le péché, il ne s'agit pas à proprement parler d'une contagion, même s'il y a "transmission", mais essentiellement d'un état, d'une constatation d'impuissance. Saint Paul en résume bien l'enjeu « Je fais le mal que je ne veux pas et je ne fais pas le bien que je veux faire ».

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