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saint Martin avait fondé Marmoutier en 371 ; mais aupa¬ravant, Sulpice Sévère le fait moi¬ne à Milan (il y avait donc alors au moins un monastère dans cette ville) en 356 ; puis Martin établit en 357 une communauté à Galli¬nara dans le golfe de Gênes ; il alla ensuite, en 360, en constituer une à Ligugé près de Poitiers. Cela fait au moins quatre, rien que dans la vie de saint Martin, avant cette date de 380. Mais il faut trouver bien plus avant le début de sa vie monastique : il est très probable qu'il faisait partie, dès 341, d une communauté d'anachorètes fixée à Trèves sous l'influence de saint Athanase exi¬lé. En tout cas, près de Trèves, c'est à peu près en 337 que saint Castor a réuni sa communauté 43 ans avant la Pié de Bourges. Mais il y a mieux : c'est vers 250, cent trente ans plus tôt que la Pié, qui fut rassemblée et orga¬nisée dans l'île Barte sur la Saône, en amont de Lyon, la société d'anachorètes qui fut probable¬ment, elle, la première d'Occi¬dent. Son instituteur aurait été un certain Dorothée. Mais celui ci ! aurait trouvé dans l'île des ermites, installés là depuis la fin du 2e siècle, sous le pontificat de saint Irénée : les Actes des mar¬tyrs nous donnent même les noms de deux d'entre eux, qui avaient fui la persécution : Etien¬ne et Pérégrin. On trouve aussi en Auvergne une abondance de communautés monastiques bien avant saint Martin. G'est vers 260 que saint Austremoine, évêque de Cler¬mont, a fondé Issoire ; on trouve une abbaye, à Clermont même, en 312. C'est en 345 que saint Chromace établit à Aquilée une communauté d'ascètes, où fut admis pendant quelque temps saint Jérôme ; en 350 que saint Eusèbe, évêque de Verceil, réunit autour de lui une communauté de clercs ; en 355 .que saint Hilaire, évêque de Poitiers, constituera une communauté de style ana¬chorétique où fut admis saint Martin. Voudrait on dire que la Pié fut la première communauté fémini¬ne ? Or, en 307 (soixante treize ans plus tôt !) sainte Aglaé avait fondé à Rome, via Latina, un monastère de femmes. Et ce n'est pas sous l'influence de saint Jérô¬me (qui s'établit à Rome en 381) que sainte Marcelle réunit sa communauté féminine, mais en 339, sous l'influence de saint Athanase, de passage sur la route de son exil. Six ans plus tard, Constantina Augusta, fille de Constantin. le Grand, réunit à Rome encore, dans un monastère placé sous le patronage de sainte Agnès, « de nombreuses vierges nobles, selon les termes de saint Ambroise, qui reçurent le voile sacré ». Je raconte tout cela, en invoquant mes sources, dans le tome de mes Moines en Occident, qui porte pour titre : De saint Martin à saint Benoît, paru en 1985. Il est hélas ! épuisé depuis dix ans. (Ivan Gobry présent 13 janvier 01)

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