FANDOM


Jean-François Six, que l'on retrouve aisément £££via Google£££, venait d'être ordonné prêtre lorsqu'il a débarqué dans l'obscur pensionnat provincial où j'avais entamé l'année précédente mon cycle secondaire classique ; à vrai dire, j'ai très peu de souvenirs personnels le concernant ; ce qui m'a surtout marqué c'est qu'il avait entraîné toute notre classe à monter une pièce de théâtre, loin des classiques du Siècle de Louis XIV.

(circulaire à propos d'Alix-Anne OVION, ni à Asnières, ni à Colombes)

le 11 octobre 2019, Alix-Anne apprenait la disparition d'OLIVIER HOREL, qu'elle avait rencontré au CAT il y a près de vingt ans et, pour l'obit du mois, une messe sera célébrée dans l'intimité le 11 novembre.

En revanche, de façon publique, Alix-Anne sera bien entourée la veille, le dimanche 10 novembre à la messe de 11 heures à Sainte-Marie des FONTENELLES, là où avaient déjà lieu les réunions FOI ET LUMIERE avant que le groupe d'Asnières ne prenne son autonomie.

Alix-Anne, qui a fêté son anniversaire de 38 ans le 21 octobre, a déjà été bien entourée aussi bien par ses sœurs et frère que par l'Atelier du Phare à Nanterre ; rappelons que les réunions FOI ET LUMIERE ne sont pas réservées aux seuls handicapés et qu'elle espère donc retrouver le 10 novembre un cercle plus large autour d'elle.

Signé : Jacques Ovion, son père qui en profite pour préciser qu'à la réunion du sept novembre mentionnée plus bas nous ne serons pas présents. Le mardi 22 octobre 2019 à 05:06:18 UTC+2, Gaby <lorangy@sfr.fr> a écrit :


Veuillez trouver ci-joint le mail concernant la fête de la lumière du 2 FEVRIER 2020 programmée à Colombes, comme indiqué dans l’invitation jointe.

Pour les membres de Nanterre, nous vous remercions de lire les informations et nous en parlerons lors de notre rencontre du 7 novembre. Laurent imprimera quelques jeux de documents.

Pour les membres d’Asnières, merci à l’un d’entre vous d’en faire autant.

…/…


Nous étions £££bien£££ avant le Concile Vatican II et, considérant la mentalité janséniste de l'époque, je me dis à présent que cela devait être un sacré pari que d'avoir convaincu sa hiérarchie de se lancer dans cette aventure sachant que de nombreux spectateurs allaient venir de l'extérieur de notre institution religieuse. Peut-être avait-il usé du stratagème de la mettre devant le fait accompli.

Maurice Deleforge (nous prononcions Delforge), lui aussi professeur titulaire classique, était à peine mieux connu. Soixante ans plus tard, il a eu droit à une nécrologie dans quelques titres prestigieux dont l'hebdomadaire Le Point.

Résolument de gauche, il n'hésitait pas à se gausser des fils de notables, la majorité de mes condisciples. Son expression favorite, du moins au début de l'année scolaire, était de nous traiter non pas de "fils de bourgeois" --- cela eut été trop facile --- mais de proclamer que nous étions nés avec "une grammaire latine au berceau".

Nous ignorions alors, et je gage que lui-même n'en avait pas mesuré les conséquences, qu'au mois de mai allait naître le premier rejeton des jeunes parents Delforge. C'est le moment de dire que cette classe de Seconde classique allait être la plus prestigieuse de tout mon cursus. Un certain Foiré, mort avant d'avoir atteint la trentaine, en était le leader. J'en retiens d'abord Bernard Soulé, reporter en direct en mai-juin 1968 pour une radio périphérique et surtout, at last but not the least, Bruno Masure qui, des années plus tard, officiera au Vingt Heures de la deuxième chaîne de télévision. Ce dernier, dans son auto-biographie, dévoilera ce qui survenait dans la sacristie. Moi-même, j'ai un souvenir très vif de la profondeur du placard à aubes mais, avant d'avoir dévoré ce best-seller, je n'avais jamais même imaginé ce qu'il pouvait s'y passer. Mais revenons à mon prof' de Seconde Classique. Le clan de six, sept £££synonymes de rhétorique et/ou humanités£££ mené par Foiret avait réussi à nous ponctionner de l'argent de poche afin de faire un cadeau conséquent à l'heureux Papa. Je faisais partie du vulgum pecus qui ignorait à quoi cet argent allait servir.

Le paquet, élégamment ficelé, était assez volumineux mais telles des £££poupées gicognes£££ (l'on dirait à présent poupées russes). De la façon dont j'ai introduit cette anecdote, le lecteur aura eu une chance d'en deviner la nature mais, sur le coup, j'étais vraiment surpris, le dernier papier d'emballage ôté, qu'il s'agisse d'une grammaire latine.

Avant de mettre un point final à ce chapitre, je ne puis m'empêcher de me demander quel souvenir j'ai bien pu laisser, quarante ans plus tard, à mes élèves de sixième, cinquième et quatrième dans un troisième établissement confessionnel. Ce qui est certain, c'est que je les faisais bien rire. Sans jamais comprendre pourquoi.

Par hasard, des années plus tard, j'ai croisé à Lourdes l'un de mes anciens élèves. Nous revenions de la grotte et c'est lui qui m'a reconnu alors que je remplissais une sorte de gourde (je sais, ça rime). Pas seulement en Franche-£££Conmt飣£, dans quelques provinces françaises, l'on ne prononce pas le nombre vingt de la même manière que dans le reste de l'hexagone. Pancrace Malherbe (qu'est-il devenu ?) m'a donc signalé, en prononçant 20, que j'en faisais sonner le t final. Je me suis alors dit que l'on serait moins gaussé de moi si j'avais enseigné une autre matière que les mathématiques...

En tout cas, je me suis jamais considéré comme un enseignant illustre et ce ne sont pas les quelques lignes sur Jacques Ovion, insérée à la sauvette sur Wikipédia, qui me feront prétendre le contraire.

Sauf mention contraire, le contenu de la communauté est disponible sous licence CC-BY-SA .