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Le De Profundis, qui est dans la Bible le Psaume 130 (129), est un des Psaumes les plus connus du Livre des Psaumes. C'est un cri plein d'espérance lancé par le pécheur à Dieu. Comme le Miserere, c'est un psaume de pénitence.

On pourrait spécialement le mettre dans la bouche du prophète Jérémie qui avait été plongé dans une citerne mal asséchée par ses adversaires et qui s'enfonçait dans la boue.

Texte Modifier

Des profondeurs je crie vers toi, SEIGNEUR :
Seigneur, écoute mon appel.
Que ton oreille se fasse attentive
à l'appel de ma prière !
Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais le pardon est près de toi,
pour que demeure ta crainte.
J'espère, SEIGNEUR, j'espère de toute mon âme,
et j'attends sa parole ;
mon âme attend le Seigneur
plus que les veilleurs l'aurore,
qu'Israël attende LE SEIGNEUR!
Car près du SEIGNEUR est la grâce,
près de lui, l'abondance du rachat ;
c'est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.

Liturgie Modifier

Le De profundis est chanté lors des vêpres de Noël et durant toute l'octave de Noël. Il est aussi chanté lors de la solennité de l'Annonciation du Seigneur et le 4e dimanche de Pâques.


Enseignement de Benoît XVI Modifier

Le 19 octobre 2005, lors de l'audience générale, le pape Benoît XVI a commenté ainsi le De Profundis :

"(...) Au-delà de son application funèbre, le texte est avant tout un chant à la miséricorde divine et à la réconciliation entre le pécheur et le Seigneur, un Dieu juste, mais toujours prêt à se révéler comme le «Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité ; qui garde sa grâce à des milliers, tolère faute, transgression et péché» (Ex 34, 6-7). (...)"

"Le psaume 129 s'ouvre par une voix qui monte des profondeurs du mal et de la faute (cf. vv 1-2). Le moi de l'orant s'adresse au Seigneur en disant: «Je crie vers toi, Seigneur». Le psaume se développe ensuite en trois moments consacrés au thème du péché et du pardon. On s'y adresse avant tout à Dieu, interpellé directement par un tutoiement (...)".

"Il est significatif que ce qui engendre la crainte, attitude de respect mêlée d'amour, ne soit pas le châtiment, mais le pardon. Plus que la colère de Dieu, c'est sa magnanimité et sa générosité désarmante qui doivent provoquer en nous une sainte crainte. En effet, Dieu n'est pas un souverain inexorable qui condamne le coupable, mais un père aimant, que nous devons aimer non par crainte d'une punition, mais pour sa bonté prête à pardonner."

"Au centre du deuxième moment, se trouve le «moi» de l'orant qui ne s'adresse plus au Seigneur, mais qui parle de lui (... ; vv. 5-6). A présent, dans le cœur du psalmiste repenti fleurissent l'attente, l'espérance, la certitude que Dieu prononcera une parole libératrice et effacera le péché. La troisième et dernière étape, dans le déroulement du psaume, s'étend à tout Israël, au peuple souvent pécheur et conscient de la nécessité de la grâce salvifique de Dieu (... ; vv. 7-8). Le salut personnel, auparavant imploré par l'orant, est à présent étendu à toute la communauté. (...)."

En partant du gouffre ténébreux du péché, la supplique du De profundis parvient à l'horizon lumineux de Dieu, où dominent «la miséricorde et la rédemption», deux grandes caractéristiques du Dieu qui est amour (...)."

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