FANDOM


Cet article est une ébauche à compléter,
vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.
Modèle:Désaccord de pertinence

La science définie de manière profane est un ensemble structuré de connaissances systématisées acquises par la méthode expérimentale et soumises à des faits ou démonstrations obéissant à des lois vérifiables.

En matière biblique, la Science est définie comme reliée à l'arbre de la connaissance dont Satan pressait Adam d'en consommer le fruit afin de devenir l'égal de Dieu ; on y retrouve un peu du mythe de Prométhée avec toutefois en plus la notion de bien et de mal, absentes du mythe grec.

Dans la mesure où la foi comme la science rationnelle "parlent" à l'intelligence humaine, il est normal qu'il y ait débat sur leur compatibilité et leur cohérence. L'objet même de la science, quand il s'agit des origines de l'univers (cosmologie) ou de la vie (débat sur "création et évolution"), peut avoir des liens avec des objets de foi.

les rapports difficiles de la religion avec la science Modifier

Les religions reposent souvent sur une croyance, une foi, non démontrée expérimentalement. Mais à l'inverse, la science, comme l'indique Bonaventure, se perd si loin dans leurs considérations qu’elles ne trouvent plus le chemin qui ramène à l’Ecriture ; elles s’égarent dans un labyrinthe dont elles en sont plus capables de sortir [1]

L'affaire Galilée Modifier

Si l'interprétation littérale et un peu étriquée des écritures Saintes entraîna l'église dans le passé à condamner des savants comme Galilée, elle a fait beaucoup de chemin depuis...

Leibniz contre Voltaire Modifier

Leibniz, très croyant et l'ayant développé dans sa philosophie fut également grand mathématicien Voltaire, sceptique laïque ne fut qu'écrivain et sa critique du fameux Candide ne démontre qu'une chose c'est que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes malgré le mal qui y sévit : il suffit de cultiver son jardin c'est-à-dire d'y semer le bien, du moins le meilleur.

Les limites de la science Modifier

Le paradoxe de la science est d'avoir démontré qu'il était impossible de démontrer scientifiquement la non existence de Dieu. Modèle:Fait Plus la science évolue, plus elle se noie dans l'océan des infinis que cela soit l'infiniment petit ou l'infini grand : la notation dite scientifique en est un des exemples frappants, les grandeurs extrêmes ne pouvant être définies que par l'accumulation des zéros comme éléments de rang multiplicateurs . Le problème de la création du monde travaille encore plus les scientifiques que les religieux. Pourtant il a été démontré que les étoiles mouraient en se consumant. Or si elles meurent, c'est qu'elles sont nées.

Science et cosmologie Modifier

La théorie du big bang Modifier

Cette théorie ne démontre pas que Dieu n'a pas créé le monde.Modèle:Fait En effet si il y a eu commencement c'est bien qu'il y a eu création.

La théorie du Big Crunch Modifier

Certains scientifiques ont affirmé que s'il y avait eu un big bang c'est qu'il y avait eu précédemment un big crunch c'est-à-dire un écroulement. Mais qui dit écroulement dit préalablement édification et on en finit pas. Qui dit écroulement suivi d'expansion parle de cycle infini (comme la courbe d'une sinusoide). Or qui parle de cycle parle de cercle donc de centre, donc de ... Dieu.

La théorie dite des cordes Modifier

Pour se débarrasser du concept d'univers, certains scientifiques prétendent qu'il existe plusieurs mondes parallèles comme des cordes d'un instrument de musique mais précisément, s'il y a plusieurs mondes parallèles cela ne justifie il pas la possibilité qu'il y ait une vie dite éternelle consistant à passer d'un corde à l'autre? La théorie dite des hologrammes pourrait elle expliquer les miracles?

D'ailleurs s'il y a plusieurs univers c'est bien qu'ils sont englobés dans un seul. Il n'est en effet pas possible mathématiquement d'avoir plusieurs sous ensembles sans avoir un ensemble les incluant tous.

Le débat entre créationisme et évolutionisme Modifier

Le créationisme et la théorie du dessein intelligent Modifier

Le créationisme est une théorie qui se veut scientifique, au même titre que la théorie de l'évolution. Elle soutient que les êtres vivants ont été créés tels qu'ils sont maintenant et n'ont pas subit d'évolution. Cependant, elle n'explique pas les faits observés de façon cohérente et complète comme le fait la théorie synthètique de l'évolution, ce qui fait que ce n'est plus l'hypothèse retenue.

On parle actuellement beaucoup de la théorie de l'intelligent design, ou du dessein intelligent. Cette théorie affirme que la complexité du vivant ne saurait être expliquée par des mécanismes de la biologie. L'évolution serait donc gouvernée, dirigée, par une intelligence extérieure. Comme elle fait intervenir quelque chose d'extérieur à la science, aucun argument scientifique ne peut ni prouver ni réfuter cette théorie : elle n'est donc généralement pas considérée comme une théorie scientifique.

Un bref aperçu de la théorie de l'évolution Modifier

La théorie de l'évolution est née avec Darwin, qui l'a proposée pour expliquer ses observations anatomiques. Elle a depuis été développée et modifiée, et on parle maintenant de la théorie synthétique de l'évolution. Elle est dite "synthétique", car elle prend en compte des résultats obtenus dans des domaines très variés de la biologie : génétique, anatomie, embryologie, génétique des populations...

Il faut d'abord souligner que la théorie synthétique de l'évolution ne parle pas d'individus mais de groupes d'individus, il s'agit en quelques sortes d'une théorie statistique : on va par exemple évaluer la proportion d'une version d'un gène (ou allèle) dans une population et son évolution au cours du temps.

L'évolution du groupe est basée d'une part sur l'existence des différentes versions des gènes et sur l'apparition de nouvelles versions par un "accident génétique" (le plus simple étant une mutation), d'autre part sur l'effet de l'environnement qui favorise ou défavorise la transmission de l'une ou l'autre des versions. Ainsi, une version d'un gène voit sa fréquence augmenter dans la population si elle donne un avantage reproductif à son porteur (autrement dit, si sont porteur a plus de chance d'avoir des descendants viables dans son environnement que les autres individus).

Il découle de cette théorie que tous les êtres vivants ont un ancêtre commun. Les êtres vivants actuels et fossiles dérivent, suite à de nombreux accidents génétiques, de cet ancêtre commun. Selon les espèces considérées, l'ancêtre commun est plus ou moins proche dans le temps : par exemple, l'ancêtre commun au gorille et à l'homme est plus récent que l'ancêtre commun à la drosophile (une sorte de mouche) et à l'homme. Il est donc possible de reconstituer une sorte d'arbre généalogique en utilisant différents critères. Cet arbre est toujours une hypothèse, et suivant les critères utilisés on pourra avoir des arbres différents pour les mêmes espèces.

Ce que l'Église dit de la théorie de l'évolution Modifier

Après l'avoir rejetée comme contraire à ce que révèle la Bible, l'Église reconnaît maintenant la théorie de l'évolution et l'accepte:

Aujourd'hui, [...] des nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l'évolution plus qu'une hypothèse. Il est en effet remarquable que cette théorie se soit progressivement imposée à l'esprit des chercheurs, à la suite d'une série de découvertes faites dans diverses disciplines du savoir. La convergence, nullement cherchée ou provoquée, des résultats de travaux menés indépendamment les uns des autres constitue par elle-même un argument significatif en faveur de cette théorie. (Message de Jean-Paul II à l'Académie pontificale des sciences, le 22 octobre 1996)

Cependant, la théorie de l'évolution ne saurait tout expliquer, car l'homme n'est pas fait uniquement d'un corps matériel. Il a une âme, une vie spirituelle, qui le met à part par rapport aux animaux même s'il partage avec eux sa matérialité et bien des aspects de sa biologie:

l'individu humain ne saurait être subordonné comme un pur moyen ou un pur instrument ni à l'espèce ni à la société ; il a valeur pour lui-même. Il est une personne. [...] C'est en vertu de son âme spirituelle que la personne tout entière jusque dans son corps possède une telle dignité. Pie XII avait souligné ce point essentiel : si le corps humain tient son origine de la matière vivante qui lui préexiste, l'âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu. (Message de Jean-Paul II à l'Académie pontificale des sciences, le 22 octobre 1996)

Ainsi, il faut bien délimiter le champ de la science et celui de la philosophie et de la théologie : la science peut expliquer ce qui relève du "comment", et de la vie "biologique" de l'homme, mais le "pourquoi" (pour quelle fin), le sens de la vie, et la vie spirituelle de l'homme sortent de son champ d'investigation. La science ne peut fonder la dignité particulière de l'homme par rapport à l'animal.

Les sciences de l'observation décrivent et mesurent avec toujours plus de précision les multiples manifestations de la vie et les inscrivent sur la ligne du temps. Le moment du passage au spirituel n'est pas objet d'une observation de ce type, qui peut néanmoins déceler, au niveau expérimental, une série de signes très précieux de la spécificité de l'être humain."
Mais l'expérience du savoir métaphysique, de la conscience de soi et de sa réflexivité, celle de la conscience morale, celle de la liberté, ou encore l'expérience esthétique et religieuse, sont du ressort de l'analyse et de la réflexion philosophiques, alors que la théologie en dégage le sens ultime selon les desseins du Créateur. (Message de Jean-Paul II à l'Académie pontificale des sciences, le 22 octobre 1996)


Faut il opposer science et religion ? Modifier

Que la science soit séparée de la religion ne dispense pas les savants de conscience car "science sans conscience n'est que ruine de l'âme" (Rabelais) et de l'humanité, avec ou sans religion la question du pouvoir dangereux de certains scientifiques en matière de manipulations génétiques, chimiques ou autres. La notion de bien et de mal reprennent donc là toute leur importance et ressituent la notion de science dans le contexte de la théologie à savoir que la science est au service de l'homme et non pas l'inverse.

La doctrine de l'infaillibilité du Pape est elle incompatible avec la science ? Modifier

Dans la mesure ou l'évangile professe qu'il faut rendre à César ce qui est à César, la notion d'infaillibilité s'applique à tout ce qui est transcendant à la conjoncture.

Proclamer par exemple qu'un embryon est un être humain n'est donc pas un crime contre la science. Par contre autoriser à grande échelle la "disparition" systématique d'embryons peut apparaître légitimement comme contraire à la conscience et risque de transformer l'image légitimement positive du scientifique en une image plus négative : celle de Docteur Jekyll et Mister Hyde.

Liens externes Modifier

  1. Hexaemeron 17,25 cité par Hans Urs von Balthasar, Théologique II, Culture et Vérité p. 213
Sauf mention contraire, le contenu de la communauté est disponible sous licence CC-BY-SA .