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La communauté wikibridge n'est qu'embryonnaire et il est sans doute trop tôt, mais cela peut évoluer rapidement, pour lui proposer mon projet d'écriture à quatre mains : dès qu'il est rédigé, je lui soumets ici-même un extrait du livre que je suis en train de rédiger et qui sortira à la rentrée sous le titre androïdge : histoire et surtout pratique. Précisons que les extraits précédents sont accessibles en cliquant sur "historique".

comparaison topbridge/funbridge Modifier

L'on a tendance à déplorer le fait que si peu d'étrangers se mesurent à l'androïdge de funbridge mais, symétriquement, le nombre de Français que j'ai pu côtoyer sur topbridge est ridiculement faible. J'ai pratiqué topbridge sur des centaines de donnes mais j'en ai analysé des milliers car je cherchais, en vain, à me perfectionner en m'imprégnant de leur système et, notamment, des inférences (sur le raisonnement à tenir en flanc) liées à leurs appels inversés : "Discard a low card in a suit you want your partner to play or a high card in a suit you don't want him to play".

Topbridge est avant tout un site d'argent et - même s'il ne s'agissait quand même pas de s'y ruiner comme au casino - il valait mieux que j'y sois plus souvent kibitz qu'acteur car je n'ai pas fini une journée, je dis bien pas une seule, avec plus d'argent qu'en me branchant le matin. J'ai très peu de choses à en dire faute d'avoir alors pris des notes si ce n'est que chacun joue le même système plus proche du SAYC américain que du SEF.

Sur topbridge, qui semble avoir peu été modifié au fil des années, j'avais alors apprécié de découvrir le même deux Carreaux d'ouverture que j'allais retrouver ensuite face aux robots de BBO. Non ! il ne s'agit pas du "Multi" mais tout simplement d'un deux monocolore avec parfois une main aussi faible que cinq points d'honneur agrémentés de... cinq cartes à carreau mais contre lequel il n'est guère aisé de se défendre lorsque l'on possède une seule majeure quatrième. J'ai aussi aimé le Jacoby - non le "transfert" mais celui à deux Sans-Atouts - même si j'ai eu du mal à me faire à l'un de ses corollaires : le "Bergen raise" qu'il m'a semblé d'autant plus incongru de retrouver parmi les options exotiques de funbridge qu'il y est décoché par le responsable du forum en langue anglaise.

Dans le domaine du tournoi par paires, l'écart entre mes résultats sur topbridge et funbridge est de l'ordre de 3% : soit le serveur scandinave est peuplé de meilleurs joueurs, soit je m'y adaptais moins qu'au serveur francophone. Il semble surtout que les hommes du Nord soient mieux formés au TPP que les latins. Deux raisons à cela : leur marque n'a jamais compté 20 points pour le quatrième sans-atout et, surtout, ils en maîtrisent mieux la philosophie.

Pour illustrer ce second point, je reviens sur le même éditorialiste du Bridgeur que précédemment, en l'occurrence Jean-Christophe Quantin, vainqueur du championnat de France par paires - avec Marc Bompis - pour la deuxième année consécutive et qui concluait : "Aucun enseignement particulier propre au tournoi par paires n’est dispensé, alors même que les élèves sont jetés à la première occasion dans les tournois de régularité de club. N’y a-t-il pas là une incohérence ?". Le cop'collé principal provient cette fois du numéro de février 2008 où, sous le titre PAIRES ET IMPAIRS, le successeur de Jean-Paul Meyer synthétise l’essentiel de cette philosophie propre au tournoi par paires.

Le champ du tournoi n’est pas un pré propice aux combats médiévaux mais la définition de la réaction la plus probable des autres paires sur une donne déterminée. Cette bonne connaissance doit vous permettre d’avoir l’attitude appropriée : vous jouez le contrat “populaire”, faites appel à la technique et/ou à la ruse pour réaliser au moins une levée de plus que les autres. Vous êtes aux commandes d’un contrat anormal (manche ou chelem poussé, partielle contrée...), votre mission est alors de tout mettre en œuvre pour le mener à bien, sans vous préoccuper d’éventuelles levées supplémentaires.

En effet, la différence principale entre le match par quatre et le tournoi par paires réside dans cette notion de levées supplémentaires. Si le contrat et l’entame lui semblent normaux, le déclarant jouera de manière à réaliser le plus de levées possible, même au risque de mettre son contrat en péril le cas échéant. Si le contrat est normal mais l’entame particulièrement favorable, il jouera de façon plus modérée pour tenter de préserver cet avantage. Si le contrat est normal mais l’entame spécialement inamicale, le déclarant sera conduit à prendre des risques importants pour rejoindre le champ. Se méprendre sur la situation dans laquelle vous vous trouvez vous conduira inexorablement à l’accident. (fin de citation)

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